(AGENPARL) - Roma, 25 Ottobre 2026 - Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, et Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, annoncent ce jour la publication du décret en Conseil d'État qui met fin au dispositif PASS/LAS et crée la licence portail santé. À compter de la rentrée universitaire 2027, cette nouvelle première année de licence constituera la voie unique d'accès aux études de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique.
Cette réforme concrétise les engagements pris par les deux ministres en avril dernier, à l'issue d'une large concertation avec les universités, les enseignants et les étudiants. Elle poursuit un objectif simple : rendre l'accès aux études de santé plus lisible, plus équitable et mieux adapté à la réussite des étudiants.
Mis en place en 2020, le dispositif PASS/LAS a permis des avancées importantes, notamment en réduisant les redoublements et en diversifiant les parcours des étudiants. Il demeurait toutefois trop complexe pour les lycéens et leurs familles, avec des modalités d'organisation et de sélection très différentes selon les universités, rendant les choix d'orientation particulièrement difficiles.
Avec la licence portail santé, une seule voie d'accès remplacera désormais la multiplicité des parcours PASS et LAS. Cette première année associera, de manière équilibrée, des enseignements en santé et des enseignements dans une autre discipline universitaire contribuant à la formation des futurs professionnels de santé, comme les sciences (biologie, physique, chimie, mathématiques…), la psychologie, le droit ou les STAPS. Elle intégrera également des compétences transversales.
Cette organisation permettra aux étudiants de construire un véritable parcours universitaire, en valorisant l'ensemble de leurs acquis. Ceux qui ne seront pas admis immédiatement dans une filière de santé pourront poursuivre leurs études dans la discipline choisie, sans perdre le bénéfice de leur première année. Chaque étudiant conservera deux possibilités de candidature aux études de santé. Les modalités de classement seront harmonisées afin de garantir une plus grande équité entre les étudiants, quels que soient leur parcours disciplinaire ou leur territoire d'études. Le nouveau modèle pourra être déployé sur l'ensemble du territoire, y compris dans les territoires ne disposant pas encore d'une voie d'accès aux études de santé. Il constituera également, à terme, la voie d'accès aux études de kinésithérapie.
Pour les lycéens, la simplification sera visible dès la prochaine campagne Parcoursup : un seul vœu en licence portail santé, accompagné d'un ou plusieurs sous-vœux correspondant aux disciplines dans lesquelles ils souhaitent étudier et valoriser leurs points forts.
Enfin, le décret élargit les possibilités d'accès aux études de santé par passerelle pour les étudiants titulaires d'une licence, même lorsqu'ils n'ont pas suivi la licence portail santé. Cette mesure permettra de diversifier davantage les profils et de donner leur chance à des étudiants dont la vocation pour les métiers de santé se révèle plus tardivement.
Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, déclare : "Avec la licence portail santé, nous tenons l'engagement pris auprès des lycéens, des étudiants et de leurs familles : rendre l'accès aux études de santé plus simple, plus lisible et plus juste. Nous mettons fin à la multiplication des parcours et à des différences de traitement difficiles à comprendre. Surtout, nous voulons que chaque année passée à l'université soit une année utile, qui permette aux étudiants d'avancer, de réussir et de construire leur avenir, qu'ils poursuivent ou non dans une filière de santé."
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, déclare : "Cette réforme répond à une attente forte des étudiants et de leurs familles. Notre ambition est de maintenir l'exigence des études de santé tout en réduisant la pression inutile qui pèse sur les étudiants dès leur première année. En sécurisant les parcours et en favorisant une plus grande diversité des profils, nous préparons aussi la formation des professionnels de santé dont notre pays et nos territoires ont besoin."
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