(AGENPARL) - Roma, 16 Dicembre 2024 - (AGENPARL) – lun 16 dicembre 2024 UCIMU-SISTEMI PER PRODURRE : FORTE BAISSE EN 2024
POUR L’INDUSTRIE ITALIENNE DE LA MACHINE-OUTILS.
En 2025 croissance À DES RYHTMES MODÉRÉS
L’année 2024 pour les fabricants italiens de machines-outils, robots et systèmes d’automation se clôture par un recul important dans presque tous les indicateurs économiques. L’année 2025 ne sera pas brillante, mais une timide inversion de tendance est quand même attendue.
Ce sont en résumé les propos tenus par Riccardo Rosa, président d’UCIMU-SISTEMI PER PRODURRE, l’association des constructeurs italiens de machines-outils, robots et systèmes d’automation, lors de la traditionnelle conférence de presse de fin d’année.
D’après les résultats prévisionnels élaborés par le Centre d’Études et de Culture d’Entreprise d’UCIMU-SISTEMI PER PRODURRE, en 2024 la production s’est fixée à 6 745 millions d’euros, affichant une réduction de 11,4% par rapport à l’année précédente.
Cette baisse est uniquement due à la forte contraction des livraisons sur le marché domestique, dont la valeur s’est arrêtée à 2 255 millions d’euros, soit 33,5% de moins qu’en 2023, pénalisée par la faible propension à investir des utilisateurs italiens.
L’ampleur de cette faiblesse s’exprime par la consommation intérieure qui s’est effondré de 34,8% en affichant 3 795 millions d’euros. Cette tendance a également eu un impact sur l’évolution des importations qui ont baissé de 36,5% à 1 540 millions d’euros.
Les performances des fabricants italiens sur le marché extérieur sont différentes, comme le montre le chiffre des exportations qui a augmenté de 6,3% par rapport à 2023, en arrivant à 4 490 millions d’euros, un record jamais atteint auparavant.
Selon le traitement des données ISTAT par l’UCIMU, au cours de la période janvier-août 2024 (dernières données disponibles), les principaux débouchés de l’offre italienne pour la seule fourniture de machines-outils ont été : États-Unis (419 millions d’euros, +17,8%), Allemagne (243 millions d’euros, +12,3%) ; Chine (138 millions, -15,3%), Inde (132 millions +100%), France (125 millions, -9,3%).
Le ratio exportations/production est monté à 66,6 %.
Pour 2025, les résultats attendus prévoient un retour dans la fourchette positive, mais avec des augmentations bien modérées.
En particulier, selon les prévisions élaborées par le Centre d’études de l’UCIMU, en 2025 la production retrouvera à nouveau la croissance, atteignant 6 940 millions (+2,9% par rapport à 2024).
Ce résultat sera déterminé à la fois par la performance positive des exportations, qui seront stables (+0,3%) par rapport à la valeur de 2024, atteignant 4 505 millions d’euros (nouveau record), et par la reprise timide des livraisons des fabricants italiens, qui grimperont à 2 435 millions d’euros (+8% par rapport à 2024), sous l’impulsion de la demande intérieure à la hausse.
La consommation domestique de machines-outils, robots et systèmes d’automation augmentera pour atteindre 4 070 millions d’euros, soit 7,2% de plus qu’en 2024. Les importations aussi pourront bénéficier de la (faible) reprise de la demande intérieure, comme le montrent les prévisions indiquant une croissance de 6,2% à 1 635 millions d’euros.
Le ratio exportations/production va légèrement baisser pour s’arrêter à 64,9%.
Riccardo Rosa, président d’UCIMU, a commenté : « Après l’été, force a été de constater que 2024 serait ‘une année complètement perdue’ pour l’industrie italienne de la machine-outil, qui a néanmoins tenté (sans succès) de sauver la donne grâce aux activités à l’étranger. Il en a été ainsi, mais notre Centre d’études a quand même dû revoir encore plus à la baisse les estimations présentées en septembre, signe de la difficulté que nos entreprises sont en train de vivre ».
« L’année qui s’achève met une fois de plus en évidence la capacité des fabricants italiens à orienter rapidement leurs activités vers les régions les plus dynamiques du monde, à commencer par les États-Unis où nous travaillons bien depuis déjà plusieurs années. Toutefois, en élargissant notre regard, la crainte que la nouvelle administration américaine ne décide de mettre en œuvre une nouvelle politique de droits de douane sur des biens tels que les nôtres, nous fait tirer la sonnette d’alarme et nous oblige à réfléchir attentivement à nos activités d’internationalisation ».
« C’est de ces derniers mois la création d’Oficina Italiana de Promotiòn Mexico, un bureau qui soutient les entreprises italiennes affiliées à UCIMU et Amaplast, dans leur connaissance et leur pénétration du marché, y compris dans la région de l’Amérique centrale et du Nord ».
« D’autre part, a poursuivi Riccardo Rosa, le grand problème des fabricants reste le marché intérieur qui, après avoir consommé à un rythme sans précédent, peine à redémarrer, notamment en raison de la longue attente de la mise au point et de la simplification de Transition 5.0, annoncée par les autorités gouvernementales en novembre, mais qui n’est pas encore entrée en vigueur ».
« Et s’il est vrai que le rythme de 2021-2022 n’était pas viable au-delà d’une certaine limite de temps, il est également vrai que la valeur du marché italien s’est maintenant profondément réduite, revenant aux niveaux de 2016. Je dirais que c’est trop peu. C’est pourquoi des interventions et des mesures majeures sont nécessaires ».
« Transition 5.0 est sans aucun doute une grande opportunité, car elle pousse les entreprises à réfléchir à une approche nouvelle et nécessaire de l’utilisation correcte des ressources, de l’économie d’énergie et de la production durable, comme l’exigent les directives européennes. Les entreprises croient au potentiel de cet outil, mais les mesures correctives doivent arriver le plus tôt possible. Sinon, l’opportunité risque une fois de plus de ne rester que sur papier ».
« Nous apprécions particulièrement l’idée de remplacer l’obligation de certifier les économies d’énergie par la possibilité de lier le nouvel achat au remplacement d’une machine obsolète (dont l’amortissement est terminé depuis au moins 24 mois). Cela signifierait que de nouvelles machines pourraient être achetées dans le cadre du 5.0 si l’achat est lié au remplacement d’une machine âgée d’au moins 7 ans. Mais nous apprécions également les taux plus élevés, la possibilité de combiner la mesure avec des incitations pour la ZES (zone économique spéciale) ou d’autres incitations financées par des ressources non domestiques, et la prolongation de la mesure jusqu’aux quatre premiers mois de 2026 ».
« Si ces ajustements sont effectivement inclus dans la loi de finances, la demande devrait redémarrer au profit de l’ensemble du secteur manufacturier italien, qui a besoin d’innover pour maintenir son offre compétitive, conformément aux directives de durabilité définies par l’Union européenne ».
« Et à propos du pacte vert, ajoute Riccardo Rosa, force est de constater que la position de l’Union, qui entend poursuivre le plan de transition électrique du moteur endothermique selon le calendrier et les modalités actuellement prévus, met à rude épreuve l’industrie manufacturière du vieux continent ».
« Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, avec la fermeture de plusieurs usines automobiles et le licenciement de milliers de travailleurs, y compris chez les équipementiers, risque de déclencher un effet domino qui entraînerait un grave problème social pour la plupart des pays de la région, à commencer par l’Italie. Nous ne pouvons absolument pas le permettre, c’est pourquoi j’estime qu’il est nécessaire que toutes les instances représentatives du monde industriel fassent entendre leur voix avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Il s’agit d’un secteur dans lequel les entrepreneurs, les dirigeants, les travailleurs et les institutions gouvernementales sont tous impliqués dans l’intérêt commun de défendre l’industrie qui est à la base du système économique de l’Italie et de l’Europe ».
« Le système manufacturier est un élément indispensable au bien-être de la société. C’est pourquoi, conclut Riccardo Rosa, nous renouvelons notre appel aux autorités gouvernementales à engager, dès le début de l’année, une réflexion sur un nouveau programme de politique industrielle qui accompagne et soutienne le développement des entreprises à partir de 2026 ».
Milan 11 décembre 2024
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